Avocate en droit de la famille à Marseille,
Sandra est en pleine course contre la montre.
Son bureau est envahi de dossiers, son emploi du temps est serré.
Entre les audiences, les rendez-vous clients et les consultations, chaque minute compte.
Un jour, un courrier du barreau arrive sur son bureau :
"Migration vers le RPVA V2"
Son cœur s’emballe.
Sandra n'est pas à l'aise avec les nouvelles technologies, et l'idée d'un changement la perturbe.
Au début, elle tente de reporter l'échéance.
En se convaincant qu'elle pourra toujours se débrouiller avec l'ancienne version.
Mais les mails de ses confrères arrivent maintenant via le RPVA V2…
Et la V1 finira par fermer ses portes.
Sandra ne peut plus reculer.
Elle sait qu'elle n’échappera pas à cette modernisation.
Alors un soir, elle décide de faire le grand saut :
Elle ouvre une nouvelle fenêtre dans son navigateur…
Et déterminée à s’en sortir
Elle réussit à se connecter au RPVA V2.
Ses premiers essais sont chaotiques.
Les processus semblent compliqués, l'interface est déroutante.
Sa main se crispe sur sa souris et la tension monte à chaque clic hasardeux.
Elle perd du temps à trouver comment envoyer un message, comment associer un numéro RG à un dossier.
Sandra cherche, tâtonne, clique dans tous les sens.
Prendre un simple rendez-vous ne devrait pas être une épreuve.
Pourtant chaque tâche devient un défi technique.
Le temps file. L'irritation grandit.
Sandra sait que l'efficacité n'est pas au rendez-vous.
Malgré tout, elle continue de s'accrocher dans ce labyrinthe sans fil d’Ariane.
Jusqu’au jour où elle clique sur le mauvais bouton…
Et partage, sans s’en apercevoir, ses documents stratégiques avec la partie adverse.
Cette fois, le verdict est sans appel :
Sandra n’a plus le droit à l’erreur.
Et devant cette nouvelle interface du RPVA, c’est normal de se sentir perdu(e), comme si on était seul(e) au milieu de l’océan, sans repère et sans boussole.